PORTRAIT FUSIN
PORTRAIT PASTAIL
PORTRE
Je réalise des portraits très réalistes au fusain et au pastel. L'art du portrait est ce qu'il y a de plus difficile pour le professionnel du dessin et de la peinture. Il exige une maîtrise totale du dessin du visage et de la tête, mais, avant tout, sa réussite est conditionnée à la ressemblance avec le modèle, ce qui suppose de rendre non seulement les traits physiques du sujet mais de saisir aussi son caractère ; il s'agit de "pénétrer dans l'esprit du modèle" comme le conseillait Ingrès à ses élèves...
The art of the portrait is one of the most difficult field which the professional artist has to deal with. It requires a great skill of the face and the head lines drawing. But, above of all, the success is linked to its likeness to the model. It doesn't imply only to render perfectly the face lines but to catch his character either ; this means "to fathom the spirit of the model" as Ingrès was used to advise to his students...
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Palmarès
Démarche Artistique
Biographie
Salons:
2006: Salon des métiers de l’Art à Cambrai
La Cours d’Artistes à Calais
2007: La Cours d’Artistes à Calais
2008: La Cours d’Artistes à Calais
2010: Festival Du Touquet
“Exposez vos talents” à Boulogne-Billancourt
2011: Salon International du Pastel à Saint-Aulaye
Biennale Internationale du Pastel à Cassis
Festival Du Touquet
“Exposez vos talents” à Boulogne-Billancourt
Prix:
2011: Prix de la Ville de Cassis
Quel enfant ne s'est pas retrouvé un crayon de couleur planté dans la main et une feuille de papier à carreaux pour ficher la paix à ses parents ?
Je peux dire que c'est de cette manière que mon sens artistique a poussé son "premier cri". Mon premier dessin remonte à 1978, alors que j'attrapais mes 7 printemps, à l'époque des oeufs "surprise" kinder et des malabars. Il représentait Dingo faisant de l'escalade, sur une double page du cahier de classe d'un élève de ma grand-mère que j'avais chipé pendant un de ses très courts instants d'inattention envers ma personne.
Ma grand-mère et moi-même étions les seuls représentants de la famille du XXème siècle à posséder ce goût pour le dessin et la peinture ; le mien étant assez récent. Ma grand-mère, institutrice pendant les années où les enfants jouaient aux billes ou à la marelle à la récré et trouvaient ça marrant, préparait ses cours avec originalité. Elle ornait le pourtour des murs de sa classe de ses aquarelles pour agrémenter nos longs (trop longs !) cours de grammaire où l'on apprenait qu'il ne faut pas chercher des poux à un hibou sous peine de prendre un coup de genou et de tomber dans les choux ou quelque chose comme ça. Chacune de ses aquarelles représentait un objet de la vie quotidienne, un être vivant (un autobus, une locomotive, un coq, un hibou, un chou...), et le nom correspondait à un aspect grammatical très complexe pour mes 7 printemps d'alors. Je regardais, des heures durant, ses dessins parfaits dignes d'une lithographie et je rêvais d'atteindre cette perfection.
Donc, en ce matin de 1978, je n'étais plus un sujet de conversation. On ne me plantait plus le feutre dans la main, on me le présentait, avec l'espoir que je le prisse et qu'une oeuvre apparaisse sous mes doigts désormais volubiles et non plus chapardeurs. Je dessinais tout ce qui faisait mon univers, y compris des schtroumpfs, mais en noir et blanc car je ne sais toujours pas de quelle couleur devient un schtroumpf quand on l'étrangle.
Je reconnais que mes dessins étaient assez aboutis pour un gamin.
Les années passant, n'y trouvant pas mon compte, je reléguais le dessin aux calendes grecques. Mes livres de chevet étaient le dictionnaire et un atlas sur lequel je voyageais en compagnie de Goldorak. On n'est jamais trop prudent.
Le bac en poche je troque mon cartable contre un sac à dos, bien décidé à ne pas poursuivre des études sur des cahiers qui ne me permettraient pas de quitter un endroit que je connaissais déjà. Épris de liberté, je romps avec une éducation sociale impliquant des habitudes de vie, des croyances, des convictions, des certitudes, des façons de concevoir ce qui est vrai et faux, combinant a priori et préjugés, déductions hâtives...Tout en voyageant pour comprendre ma sensation d'être incomplet, j'enrichis mon univers artistique par la lecture (poésie, philosophie, mythologie) et par la connaissance de l'histoire de l'humanité qui m'a aidé à comprendre qui nous sommes aujourd'hui, à savoir que notre vision du quotidien a été façonnée par la réalité de nos prédécesseurs.
Après le service militaire (au cours duquel ma silhouette fut enrichie de 10 kgs) je travaille comme pilote professionnel avion dans une compagnie de travail aérien et dans le même temps je passe les tests de pilote de chasse à Brétigny - influence "Top Gun" marquante. Sept jours de tests abrutissants, dont un, rien que pour la visite médicale, et je fus recalé car mes fémurs étaient trop longs de... 5mm ! N'ayant pas le bras aussi long que les jambes, je restais pilote dans le civil. Quatre ans plus tard, et 15 kgs de moins, je reprenais la route avec mon sac au dos (le même), après avoir vu une photo de chevaux sauvages au galop, vers la Camargue pour dresser des chevaux et vivre une autre vie, loin de la sempiternelle guerre entre les "debouts" et les "assis" dans le métro et des gars qui vous bousculent dans la rue pour se venger d'être chauves à 30 ans...
Je n'oublierai jamais le sourire en coin du guardian de la manade de Cacharel aux Saintes-Marie-de-le-mer quand je lui ai dis sans plus de préambule : " je voudrais devenir guardian".
Huit heures après mon arrivée matutinale en Arles, je me retrouvais assis sur un cheval répondant, quand il le voulait bien, au nom de Mosca, pour ma première promenade à cheval dans la réserve naturelle de Camargue, en tant que... guide à cheval ! Mes premiers touristes, agrippés sur le pommeau de leurs selles, n'ayant pas relevé mon superbe "hâle citadin" et mon "aisance" originale sur le dos de ce pauvre Mosca, m'enviaient car ils pensaient que je montais à cheval depuis ma sortie de l'utérus... Cela faisait dix minutes à peine, et je me sentais, tout à coup, plus doué que prévu. Faut pas contrarier les vocations.
Les années suivantes je ne descendais de cheval que pour manger et dormir. Un des moments que j'affectionnais tout particulièrement était l'aube, quand je partais vers 6h00, "acamper" (rassembler) les 40 chevaux que nous relâchions chaque soir dans les centaines d'hectares de marais pour qu'ils puissent se ressourcer en liberté. Il n'y avait que moi, Mosca, les flamands roses et un silence tel, qu'on pouvait entendre le sentier sous les sabots de Mosca. Ces années passées au contact des chevaux m'ont complètement changé. Au début, je ne voyais en eux qu'un moyen de récolter du respect, d'écraser de mon importance, bref, de cultiver une apparence de matamore et il m'est arrivé de les maltraiter à ces occasions. Plus tard, un cheval difficile, parce qu'animé à la fois d'une grande sensibilité, et d'une force morale en titane, a tempéré mes ardeurs et m'a obligé à m'interroger sur lui et par voie de conséquence, sur moi-même. Il ne me pardonnait aucune erreur. Hors de question de se battre contre 600 kilos de muscles ! La peur donne souvent le départ à la réflexion. J'ai observé les comportements des chevaux à chaque seconde, jours et nuits, étudié leur psychologie et découvert une forme de communication ancienne éclairée par les vestiges cachés d'un vieux monde.
Par la suite, la relation que je cherchais avec les chevaux était faite de renoncement permanent à soi-même, d'effacement de soi. C'était, en ce sens, une école de la vie : à partir des expériences acquises, notre corps prend une attitude conforme aux nécessités et traduit une présence chargée d'énergie. Une attitude sur laquelle le cheval prendra modèle ! Dès le moment où l'on se trouve avec un cheval on a le sentiment d'être à côté d'un miroir vivant à tout instant. Les expressions extérieures de notre corps le renseignent en permanence sur nos dispositions intérieures dans la totalité de notre être. Chaque cheval réagit à sa façon à la personnalité de son cavalier, mais c'est toujours un rapport individuel qui s'établit entre lui et la personne qui s'en occupe. En leur présence, je dois abandonner les comportements qui ne correspondent pas à ma nature. Du moins essayer de les réduire. Par exemple, devant un cheval inquiet et fébrile qui réagit à tout sauf aux commandements de son propriétaire, il faut se démener le moins possible, créer son propre espace autour de soi (comme une bulle), être calme physiquement et avoir des gestes précis. Le cheval devra rester ce qu'il est : un cheval qui n'a pas l'impression qu'on s'occupe de lui. C'est cette situation qui aiguise ses sens.
Malgré cette relation privilégiée et spontanée, dénuée de jugement, les fourmis se remirent à me chatouiller les jambes. La claustrophobie me guettait. Il y avait trop de choses à voir. Attiré par le chant "liberté" des sirènes je décidais de ne pas résister, comme le fit Ulysse, et laissais la Camargue à sa place pour aller voir la planète d'un peu plus près.
Après un petit tour de quelques années dans les coins les moins populaires et touristiques de Gaïa (et il y en a !), me voici de retour, en croisade sur le sol natal : je m'investis dans la Croix-rouge comme secouriste, à Paris.
Je ne fais pas ça par altruisme. Je recherche cette fraternité dans l'action et le dépassement de soi qu'exige une mission psychologiquement et physiquement éprouvante. Très vite je constate que ce n'est pas là que je trouverai cette fraternité que je recherche et que le don de soi est un sujet de conversation et non une réalité. J'apprends une chose cependant : on peut avoir une pizza à la maison plus vite qu'une ambulance !
Je contacte diverses ONG mais c'est le silence radio. Elles veulent des pros du terrain ou des thésards blindés de diplômes en gestion des catastrophes. Finie l'époque baluchon, tongues et bandana. Maintenant on gère!
Je fais du bénévolat à droite et à gauche dans de petites associations humanitaires sans envergure tout en maintenant mes acquis et réflexes de secouriste, en formant les autres et, pendant mes astreintes dominicales. Je fais aussi des traductions sur les procédures des équipes de réponse à l'urgence humanitaire (ERU) de la Croix-rouge, que j'intègrerai au bout d'un an (dans le domaine du traitement de l'eau). Puis, les catastrophes s'enchaînent et, par conséquent, les missions d'urgence aussi.
Je suis partant pour tout. Je passe très peu de temps en France et manque les débuts de la star'Ac. En 2005, au retour d'Indonésie, suite au tsunami, ma dernière mission où je suis resté 8 mois, arrivé au terme de mon exploration, je rejoins l'endroit d'où j'étais parti : la peinture et, la comprend pour la première fois. Je m'immerge dans la liberté, les espérances et la force d'expression que m'offre le pastel, pour m'exprimer sans trop de prétention.
Ma philosophie, à la différence d'Aristote, est basée sur les peines de la vie, et trouve son expression à travers ma culture sur la mythologie, l'hiérographie, les contes & légendes et les figures allégoriques. J'occupe encore de nombreux après-midi à consulter mes dessinateurs préférés - Hans Memling, Jan Van Eyck, Velazquez, Caravaggio, Vermeer, Mondrian, Rembrandt, Veronèse, Da Vinci, Michel-Ange... Je m'efforce de comprendre leur complexité et d'en faire profiter mes tableaux. Pour moi il n'y a rien de plus impressionnant que de se tenir en face d'un énorme tableau de Velazquez de 4,80m de large sur 3m de haut, plein de personnages de taille réelle ! (En fait j'ai fait un pèlerinage au Musée Prado en Espagne pour voir ce tableau). C'est le mélange d'esthétique classique avec ma vision d'homme moderne que j'essaye de rendre en un unique style de dessin à travers mes peintures. Peintures que j'exposerai un jour peut-être...
Ma philosophie, à la différence de celle d'Aristote, est basée sur les peines de la vie. Mon esprit est envahi de figures allégoriques et hiérographiques insufflées par mon passé ouvrant les portes sur les vestiges cachés d'un vieux monde dans lequel la parole crée le symbole qui révèle l'univers. Ma peinture donne de la force et de l'expression aux sujets qu'elle traite, et fait, pour ainsi dire, discourir les images qu'elle représente. Un art qui ne peut faire naître que des sujets qui sont tirés de quelques fictions poétiques, ou ceux qui sont susceptibles d'allégories.
En conclusion, je dirai que pour réaliser des peintures qui dégagent une atmosphère, il faut être animé d'une sensibilité aiguisée, qui ne se relâche jamais. Les chevaux ont été les instigateurs passifs de la prise de conscience de mon esprit passionné. J'ai appris, grâce à eux, à reconnaître certains de mes comportements, à avoir sur moi un regard sans la moindre trace de condamnation, de justification ou de répression, pas plus que de rejet. Simplement à voir ce qui est et non ce qui devrait être.
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